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| | La véritable histoire d'un démoniste... | |
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Durkheim Flambeur

Nombre de messages: 1252 Age: 38 Localisation: Bretagne- Messac Date d'inscription: 05/04/2007
 | Sujet: La véritable histoire d'un démoniste... Mer 18 Juil 2007 - 18:13 | |
| Voici l'histoire tragique d'un démoniste , le 1er chapitre....:
Par une magnifique journée de printemps, une marchand ambulant nommé Durkheim, homme natif de Brill, cheminait tranquillement sur la route commerciale reliant le village des Moulins de Tarren au hameau de Corin, loin dans les terres de l'Est.
Un vent frais et puissant soufflait dans les champs alentours, envoyant de la terre et du sable dans l'air, ce qui donnait au paysage une atmosphère lourde et gênante pour la progression des voyageurs sur ce chemin, peu fréquenté à cette heure de la journée, Les affaires n'avaient pas été très bonnes; les fermiers et artisans des Moulins,de Austrivage et de Hautebrande n'avaient pas été très loquaces avec lui et les escarcelles ne s'étaient point ouvertes. Le commerce n'était pas très aidé car l'ambiance générale n'était pas joyeuse: des rumeurs couraient dans tous les hameaux , depuis l'assassinat du Roi par le Prince Arthas, sur la présence de puissances maléfiques oeuvrant dans la région, afin de prendre le contrôle des villes et villages. Les autorités locales faisaient tout leur possible pour infirmer ces histoires, mais l'on pouvait sentir une peur se répandre dans les maisons, et la peur, pensait Durkheim, n'était pas bonne pour les affaires... Il fallait à tout prix faire quelques ventes , sinon ce voyage allait être un fiasco. Durkheim prit donc la décision de s'arrêter en chemin au village de Bois-du-bûcher pour tenter de faire quelques affaires. Il irait également boire une bière, brassée par les nains, dans la taverne du Haut-Grimoire, tenue par l'un de ses cousins, le chaleureux Anton Springvale, avant de rentrer définitivement chez lui, loin, dans le village de Darrow.
Empruntant le chemin en pente menant au village, Durkheim contempla le magnifique château d' Argelaine, qui dressait son imposante silhouette au dessus des maisons de Bois-du-bûcher. Cette bâtisse ancestrale était devenu dernièrement la demeure d'un magicien de Kirin Tor, nommé Arugal, venu en grande hâte s'installer là, pour d'obscures raisons. On murmurait dans le village que, depuis son arrivée, la population des loups dans les bois environnants avait triplée, et la nuit, on pouvait entendre des hurlements à faire frémir le plus endurci des gardes de Hurlevent.
La suite un peu plus loin....
Dernière édition par le Jeu 4 Oct 2007 - 10:46, édité 1 fois |
|  | | Durkheim Flambeur

Nombre de messages: 1252 Age: 38 Localisation: Bretagne- Messac Date d'inscription: 05/04/2007
 | Sujet: La suite Mer 18 Juil 2007 - 18:14 | |
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Arrivé à l'entrée du village, Durkheim fut interpellé par un homme qui semblait l'attendre, adossé à un barrière le long du chemin. « Bonjour, camelot », lança t-il avec un accent du nord; sa voix était grave et semblait comme surgir d'un caveau... Durkheim, frémissant, fut surpris par le visage de son interlocuteur quand celui ci fit un pas vers lui. C'était un visage balafré, dont la chair était abîmée par une maladie le rongeant en profondeur. Ce devait être un elfe au vue des oreilles spécifiques à cette race, mais ces dernières semblaient avoir été brûlées ou aspergées d'une substance corrosive. L'aspect général de l'inconnu était terrifiant. Il tendit sa main droite gantée en signe de salut. Durkheim compris que les gants ne devaient pas juste protéger du froid, mais sûrement cacher cette maladie qui lui détruisait sûrement le corps tout entier. « Je me nomme Marduk, dit-il de sa voix gutturale , vous êtes bien le marchand Durkheim? » Le camelot, pas très à l'aise, réussi à rapidement serrer la main de cet inconnu et à déglutir peureusement: « En effet, c'est bien moi. Mes marchandises vous intéressent ? » L'elfe se fendit d'un sourire disgracieux. « Je ne suis pas là pour vos babioles, je cherche quelqu'un originaire de la région, connaissant bien les environs, car j'ai une mission grassement payée à faire exécuter ». Son regard noir semblait traverser les habits et la peau de Durkheim. « Au village , plusieurs personnes m'ont parlé de vous, dont votre cousin je crois. Il s'avère que vous semblez être la personne adéquate » Les mots magiques, « grassement payé » résonnaient toujours dans la tête de Durkheim, marchand avide de tout profit, surtout ceux faciles à obtenir. « Je suis votre homme, répliqua t-il, que dois je faire? » L'elfe esquissa de nouveau un sourire. « Vous devez apportez ce sac à l'un de mes collaborateurs, avant demain midi. Vous aurez dix pièces d'or pour cela, une maintenant et les autres que mon collaborateur vous versera. Je ne peux m'y rendre moi même et j'ai absolument besoin de quelqu'un de votre acabit ! » L'elfe présenta un petit sac fermé par une cordelette rouge sang, qui semblait contenir du sable au vu de la déformation de la toile. Durkheim était radieux, non seulement son voyage était remboursé mais en plus il allait s'enrichir considérablement. « Et où se trouve votre compagnon? Quel est son nom? » Marduk dévisagea Durkheim. « je vois que vous acceptez ce travail. Très bien. Mon comparse se nomme Kirtonos, il vous attendra à partir de cette nuit, minuit et jusque demain midi , dans la vieille salle du trône de l'ancienne capitale de Lordaeron. Lorsque vous le verrez , il faudra juste lui dire « Fléau », il comprendra et vous remettra votre dû en échange de ce sac, que, bien évidemment, vous ne devez absolument pas ouvrir, sinon le marché sera caduque! ». La vieille capitale, le lieu du régicide! Durkheim frissonna rien qu'à l'idée de devoir pénétrer dans cette cité, abandonnée depuis l'assassinat du roi et tanière , selon les rumeurs populaires, de toutes sortes de créatures dangereuses et maléfiques. Mais le marchand n'était pas du genre à se laisser impressionner, surtout avec autant d'or en jeu! Il avait visité la cité étant enfant, à l'époque ou cette dernière était habitée, et si sa mémoire ne lui faisait pas défaut, la salle de trône devait être rapidement accessible depuis l'extérieur. Il n'aurait pas besoin de descendre dans les étages inférieurs. Durkheim tendit à son tour sa main vers l'étrange elfe. « J'accepte votre offre et je vous donne ma parole que votre livraison sera effectuée. » Marduk acquiesça, serra rapidement la main du marchand et sortit une pièce d'or d'une escarcelle bien remplie, il la tendit à Durkheim qui s'empressa de la mettre dans sa bourse en cuir usée par le temps. « Je vous laisse donc!, s'écria l'elfe, je dois partir! Et rappelez vous: avant demain midi! » Sur ces paroles l'elfe s'élança d'un pas rapide sur la route et s'éloigna en direction d'Hautebrande. Durkheim resta un moment sans rien faire, essayant de comprendre tout ce qui venait de se passer. Une curieuse impression de malaise lui serrait le coeur, mais celle ci se dissipa dès que l'étranger disparu du chemin. Le camelot se tourna alors vers le village et se dirigea d'un pas traînant vers la seule auberge, tenue par son cousin. « Je vais passer une bonne nuit ici et à la première heure demain, je vais aller remettre le sac à ce Kirtonos. La cité n'est qu'à deux heures de marche, cela m'évitera d'y aller cette nuit », maugréa t-il pour lui même. Il ne remarqua même pas l'absence de villageois dans les rues et la calme inquiétant qui régnait à Bois-du-Bûcher. Arrivé devant la taverne, Durkheim poussa la lourde porte de bois qui grinça effroyablement, annonçant d'une manière peu discrète son arrivée à la clientèle présente dans la salle.
En fait, il n'y avait presque personne, ce qui l'étonna fort ; la journée touchait à sa fin et même si sa dernière visite dans cette auberge remontait à six semaines, il se rappelait que c'était le moment ou la clientèle affluait habituellement pour prendre un verre. Seul deux fermiers, leurs faux posées à coté d'eux, étaient en train de boire un verre de cidre. Ils dévisagèrent d'un regard noir le nouvel arrivant. Durkheim s'avança vers le comptoir au moment ou son cousin fit son apparition. « Bien le bonjour Anton! Comment vas tu? » lança t-il bien fort, comme pour se rassurer. L'aubergiste plissa les yeux et sembla reconnaître son interlocuteur, il lui répondit d'une voix lasse: « Cousin Durkheim!....Mais que fais tu ici? Je te croyais à Darrow pour les foires du printemps. » « Et bien non, j'ai dû avancer la date de mes tournées annuelles car les temps sont durs et j'avais besoin de me refaire un peu! Alors tu vas laisser ton cousin mourir de soif? » Anton extirpa une chope à l'aspect peu engageant de sous son comptoir et versa une bonne rasade de cidre, il en renversa un peu lorsqu'il la posa devant Durkheim. « Tu comptes dormir ici?, je dois être direct, j'ai d'autres chats à fouetter en ce moment que de m'occuper des voyageurs. » Durkheim regarda son cousin d'un air étonné. « Mais que se passe t-il Anton?, où sont les clients, les villageois? On croirait que tout le village est mort! Que diable! Et tu as vu ton visage?, on dirait que tu n'as pas dormi de toute la nuit! » Anton se pencha vers son cousin, il lui chuchota quelques mots aux oreilles: « Tu ne crois pas si bien dire, il y a eu des disparitions, des créatures rôdent la nuit; des villageois sont retrouvés nus et couverts de sang au petit matin mais bien vivant! Ca m'est déjà arrivé deux fois! Un maléfice empoisonne ce village et le vieux maire Berard a disparu hier! Nous sommes aux abois et beaucoup disent que le mage Arugal est responsable de tout cela. Ce soir une grande partie des habitants va se rendre au château pour demander des comptes au magicien. ». Anton semblait terrifié et lançait des petits regards furtifs tout autour de lui. Durkheim regarda son cousin, abasourdi. Lui même ne croyait pas à toutes ces sornettes sur des monstres et des vampires, mais son cousin était d'habitude encore plus terre à terre que lui!: « Et toi tu y vas ce soir? » « non, répondit Anton, normalement je dois garder l'auberge » Les deux fermiers se levèrent à ce moment là, prirent leur faux, hochèrent la tête en direction d'Anton et de Durkheim, puis sortirent de la salle commune sans dire un mot. Le cousin du marchand s'agita nerveusement. « Je te laisse la chambre une si tu veux, il y a des restes de ragoût dans la marmite, il faut que je me rende à la réunion dans la salle municipale, indiqua Anton à son cousin, je vais profiter que tu sois là, sers toi, je te fais confiance, mais je ferme derrière moi. On parlera de tout cela demain! » Durkheim, acceptant d'un signe de tête, regarda son cousin prendre son bâton de marche en vieux chêne et mettre sa pèlerine de voyage sur ses épaules. Il faisait encore froid dehors le soir. Il se tourna de nouveau vers lui et dit d'un ton grave: « Si jamais tout cela tourne mal, va t'en et préviens les autorités! Je pense que tout ira bien, mais on se sait jamais avec les magiciens...Je te dis à demain cousin, merci d'accepter de garder mon établissement. » « Pas de problème, répliqua Durkheim, mais saches que je pars demain à la première heure! » Anton acquiesça , prit un trousseau de clefs accroché à un mur et sortit de l'auberge en prenant soin d'enfermer son cousin. Durkheim resta seul un moment à boire son cidre. Au loin, un hurlement de loup se fit entendre, la nuit commençait déjà à tomber.
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|  | | Durkheim Flambeur

Nombre de messages: 1252 Age: 38 Localisation: Bretagne- Messac Date d'inscription: 05/04/2007
 | Sujet: La suite....... Mer 18 Juil 2007 - 18:15 | |
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Durkheim se réveilla d'un seul coup, un violent cauchemar l'avait couvert de sueur et des images d'une rare intensité embrouillaient encore son esprit. Il avait rêvé que des créatures aux griffes acérées attaquaient le village et décapitaient son pauvre cousin avant de lui dévorer les entrailles. Les draps, trempés par la chaleur corporelle , commençaient déjà à refroidir le lit. Durkheim se leva et alla s'asperger le visage avec l'eau contenu dans une vasque prévue à cet effet. Il s'était couché de bonheur après avoir pris un rapide repas composé d'une part de ragoût froid, d'une pomme et d'un bon demi-litre de cidre. Pendant son repas, il avait vu par la fenêtre de la salle commune de l'auberge, une délégation de villageois, passablement énervés, se diriger vers le château, armés de fourches et de torches, donnant à la procession un caractère presque cérémonial. Anton était en tête de la foule, le visage déterminé et crispé à la fois. Durkheim s'était alors dirigé vers sa chambre pour tenter de faire une bonne nuit réparatrice, la fatigue lui vrillait les os. Une fois cette histoire terminée, il prendrait des vacances bien méritées.
Mais ce n'était pas le cas, sa nuit avait été courte. Il regarda le ciel étoilé par la fenêtre de sa chambre après avoir fait ses quelques ablutions, la lune était pleine, il devait être au environ d'une heure du matin. Le village semblait désert et aucune lumière ne perçait la nuit, exceptée celle de l'astre nocturne. Quelque chose bougea dans la cours, en contrebas de la chambre . Durkheim pencha sa tête qui buta contre la carreau de la vitre; il n'avait pas fermé ses volets et pouvait bien voir dehors. Une forme vaguement humanoïde semblait tourner en rond, renversant divers objets et provoquant du désordre. Ses déplacements chaotiques l'amenèrent à un moment juste sous un rayon de lune. Durkheim plaqua ses mains sur sa bouche pour ne pas crier! Une des créatures de son cauchemar se tenait dans la cour de l'auberge de son cousin. C'était une sorte de loup, avec une gueule énorme pourvue de crocs gigantesques, elle se tenait droite sur ses pattes arrières, à la manière des hommes. Ses membres supérieurs semblaient servir en réalité de bras et se terminaient pas une série de griffes si imposantes qu'elles semblaient pouvoir couper d'un seul coup un boeuf en deux. C'était un véritable lycanthrope, ceux des contes pour enfants. La créature hurla soudainement à la mort et un autre loup-garou apparu quelques instants plus tard . Les deux bêtes se tournèrent autour, humèrent les odeurs persistantes des environs, pendant deux ou trois secondes, puis se dirigèrent rapidement vers l'entrée de l'auberge. Durkheim entendit alors un énorme fracas provenant de la salle commune, comme si une porte en bois venait d'être pulvérisée par un puissant coup de bélier. Le marchand ramassa à la hâte ses quelques affaires, dont le sac confié par l'elfe Marduk, ouvrit la fenêtre de sa chambre et, sans même hésiter, sauta du première étage pour atterrir brutalement dans la cour de l'auberge. Par chance il ne se brisa aucun os. Derrière lui, il entendit les créatures qui fouillaient bruyamment le rez-de-chaussée. Durkheim se dirigea vers les écuries qui se trouvaient un peu à l'écart de la bâtisse principale. Un cheval, paniqué, était présent dans le dernier box, une selle posée négligemment sur la barrière de protection. L'animal fut très rapidement équipé et durkheim réussi sans trop de difficulté à le sortir du bâtiment; il semblait également très pressé de quitter cet endroit. Le marchand éperonna sa monture qui s'élança aussitôt dans un galop furieux, et se retrouva rapidement dans les ruelles du village. Durkheim se concentra afin de diriger au mieux le cheval, pour éviter de se faire éjecter, il n'était pas un cavalier émérite mais savait tout de même se faire obéir d'une monture. Il réussi à prendre la direction de l'entrée de Bois-du-Bûcher, galopant au travers des ruelles vides et sinistres. Il se retourna un instant pour voir si il n'était pas suivi et aperçu au loin deux ou trois autres créatures qui semblaient se repaître de quelque chose. Durkheim ne voulait même pas imaginer ce que cela pouvait être. Sa monture sortit en trombe du village, laissant derrière elle les horreurs de la nuit dans un nuage de poussière. Passant à proximité du chemin que la délégation de villageois avait dû emprunter la veille pour aller voir le magicien reclus dans son château, Durkheim tourna la tête dans cette direction. Il trembla alors de tout son corps et éperonna violemment sa monture afin qu'elle galope encore plus vite. Sur le chemin menant au château, éclairé par la lune, il venait d'apercevoir un personnage, appuyé sur un long bâton, vêtu d'une longue robe aux signes cabalistiques et entouré d'une dizaine de lycanthropes. Il ressemblait à un maître-chien au milieu de sa meute. Le magicien, car il ne faisait aucun doute que cet homme appartenait à cette caste, fixa longuement Durkheim, leva son bâton et prononça quelques mots inaudibles pour le cavalier. La dizaine de créatures se jeta alors sur le chemin avec des hurlements plus terrifiants les uns que les autres et commencèrent à prendre en chasse le marchand imprudent. Arugal avait lâché sa meute...
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|  | | Durkheim Flambeur

Nombre de messages: 1252 Age: 38 Localisation: Bretagne- Messac Date d'inscription: 05/04/2007
 | Sujet: .... Mer 18 Juil 2007 - 18:16 | |
| La suite au prochain numéro....  |
|  | | Feanor Flambeur
Nombre de messages: 1000 Age: 28 Localisation: Nantes/Aix Date d'inscription: 15/05/2006
 | Sujet: Re: La véritable histoire d'un démoniste... Jeu 19 Juil 2007 - 9:42 | |
| Neeeed  |
|  | | SuperJuJu Flambeur

Nombre de messages: 1623 Age: 30 Date d'inscription: 21/07/2006
 | Sujet: Re: La véritable histoire d'un démoniste... Jeu 19 Juil 2007 - 10:06 | |
| Ah, on reconnait bien la Durkheim et son attrait pour l'argent facile. Sinon, c'est à quel moment que tu passes sous un tunnel?  |
|  | | Durkheim Flambeur

Nombre de messages: 1252 Age: 38 Localisation: Bretagne- Messac Date d'inscription: 05/04/2007
 | Sujet: la suite (légère) Mar 31 Juil 2007 - 18:24 | |
| suite de l'histoire d'un p'tit démoniste...
Une poursuite effrénée s'engagea sur les chemins sinueux qui traversaient le bois de la pénombre. Durkheim talonna violemment sa monture afin qu'elle prenne de la distance et sème la horde de créatures déchaînées qui se pressait derrière lui. Le cheval n'avait pas vraiment besoin d'être malmené par son cavalier car la peur engendrée par les lycanthropes semblait presque lui donner des ailes et le transformer en Pégase, sa vitesse de course était impressionnante. Le marchand enrageait intérieurement, il y avait à peine quelques semaines, un enchanteur de passage lui avait proposé de modifier ses robustes mais non moins élégantes bottes de marche afin qu'elles accélèrent , par un procédé magique, la vitesse réelle de toutes les montures enfourchées. Durkheim l'avait renvoyé de sa demeure en le traitant de charlatan. Finalement il aurait peut être dû le croire et accepter son offre... Le chemin, malgré la lumière pénétrante de la lune, devenait de plus en plus sombre; la voûte des arbres formait un toit au dessus de la tête du cavalier et Durkheim devait être attentif au moindre obstacle capable de faire tomber sa monture...et lui avec! Les hommes-loups tenaient bien le rythme du cheval mais ne semblaient pas en mesure, pour le moment de le rattraper. La monture du marchand donnait tout ce qu'elle avait en elle, ses naseaux s'ouvraient largement et de l'écume sortait de sa gueule en abondance. -Elle ne va jamais tenir le coup, pensa Durkheim, il faut vite que je trouve un endroit où me réfugier. Heureusement pour lui, les chemins de la forêt des pins argentés où il se trouvait ne lui étaient pas inconnus. Après avoir parcouru ces paysages pendant plus de dix ans à la recherche de clients potentiels, il connaissait la moindre bâtisse perdue et savait si il pouvait y trouver de l'aide. Arrivé à un croisement, le marchand fit bifurquer sa monture sur la gauche afin qu'elle emprunte un petit chemin s'enfonçant plus profondément encore dans les bois. « C'est ma dernière chance » pensa t-il, « Pourvu que le père Allister soit là! », Il galopa sur l'étroite bande de terre qui faisait office de route, les branches les plus basses des arbres lui lacéraient le visage et menaçaient de le déséquilibrer. Il s'en moquait, le seul espoir de survie résidait dans l'imposant édifice qu'il commençait à distinguer au bout du sentier. Son coeur se serra de joie, les fenêtres du rez-de-chaussée laissaient passer une abondante lumière, donnant à l'endroit l'aspect d'un havre de paix mystique... c'était tout à fait approprié car il se dirigeait à pleine vitesse vers l'église du sépulcre. Il se rapprocha d'avantage. Cet endroit avait des airs de ferme fortifiée , l'entrée était constituée d'un large portail à double vantaux en bois , le tout entouré d'un mur d'enceinte en pierres de bonne taille. Le portail était grand ouvert, Durkheim talonna de nouveau violemment son destrier. Il allait être sauvé!
Son visage heurta soudain violemment la terre et les cailloux du sentier, il sentit tous les os de son corps subir un choc d'une extrême rudesse, la douleur intense que son cerveau lui renvoyait lui indiqua qu'il devait avoir une ou deux côtes de cassées. Son vol plané au dessus de sa monture l'avait assommé sur le moment et complètement désorienté, son corps refusait de bouger. Les lycanthropes avaient réussi à rattraper son cheval. Durkheim essaya de se remettre debout mais c'était à peine si il pouvait remuer ses jambes. Il tourna la tête de côté et eut une vision des plus horribles: sous un rayon de lune qui traversait juste à cet endroit la couche dense des arbres, il y avait une dizaine de lycanthropes qui, avides de sang et excités par la poursuite, déchiquetaient le pauvre cheval avec toute la délicatesse que leur procuraient leurs longs ergots acérés; les créatures semblaient mettre un point d'honneur à déchirer la chair de l'animal en évitant soigneusement de le tuer. Les hennissements de la pauvre bête ressemblaient plus à des hurlements d'enfants en proie à la folie, c'était insupportable à entendre. Elle essayait tant bien que mal de se dégager de l'étreinte des hommes-loups, mais en vain. Le calvaire du cheval s'arrêta par un puissant coup de griffes qui arracha sa gorge , les hennissements cessèrent dans un gargouillis infâme.
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|  | | Durkheim Flambeur

Nombre de messages: 1252 Age: 38 Localisation: Bretagne- Messac Date d'inscription: 05/04/2007
 | Sujet: et encore.. Mar 31 Juil 2007 - 18:25 | |
| Durkheim essaya une nouvelle fois de se relever car la terreur lui donna suffisamment de force pour ramper quelques mètres vers l'église fortifiée. Sa vision commençait à se troubler, son visage lacéré était inondé de sueur et de sang. Il se retourna de nouveau pour s'apercevoir que la dizaine de lycanthropes se dirigeaient doucement vers lui, à la manière d'un chat jouant avec une souris dont il a au préalable brisé le bassin. L'une des créatures , par un puissant bond en avant, se retrouva juste au dessus de Durkheim, elle hurla à la mort pendant quelques secondes. Ses congénères s'étaient arrêtées et s'apprêtaient à assister à l'hallali. Le lycanthrope leva ses deux longs membres pourvus de griffes afin, sans nul doute, d'arracher la tête du pauvre marchand. « Si près du but!, je suis maudis! » pleura t-il pour lui même, il ferma les yeux attendant une mort, violente certes, mais rapide! La créature frappa mais il ne ressentit rien du choc! Il savait qu'il n'était pas mort car il pouvait encore sentir le goût du sang mêlé à la terre et son corps souffrait toujours mille tortures dûs à la chute. Il réussit à relever la tête pour voir la créature tenter de lui infliger un nouveau coup, ce dernier sembla comme rebondir sur son corps qui s'illumina d'un halo bleuté. -Mais quel est ce prodige?!! se demanda t-il. L'homme-loup entra dans une fureur extraordinaire mais avant même qu'il ne porta un troisième coup sur le marchand , il s'embrasa dans une explosion intense de feu et de lumière. La créature hurla de nouveau, mais de douleur cette fois ci. Durkheim regarda vers l'église: trois hommes se tenaient sur le seuil de l'enceinte. Il reconnut tout de suite le père Allister, au milieu des deux autres. Il semblait psalmodier quelque chose, mais la distance et les cris de douleur de la créature au dessus de sa tête empêchait le marchand d'entendre correctement ce qu'il disait; ce devait être un rituel magique . Le halo bleu protecteur devait sûrement être à l'origine du prêtre. L'homme se tenant à gauche d' Allister était vêtu d'une simple robe rouge sur laquelle étaient brodées ce qui pouvait s'apparenter à des runes. Il portait une couronne sur sa tête autour de laquelle tournaient deux petites boules lumineuses rouges. De stature imposante, il dépassait ses deux comparses d'au moins une bonne vingtaine de centimètres; ses mains étaient jointes et portées vers l'avant de son corps, bras tendus et lui aussi semblait être en train d' incanter un sortilège. Une boule de feu imposante jailli alors de ses doigts et alla percuter le groupe de créatures, semant désordre et panique, dans une forte odeur de poils et de chair brûlés. Le troisième quidam était un homme de forte stature, armé d'un énorme bouclier et d'une longue épée légèrement argentée .Il était revêtu d'une cotte de maille et d'un casque, des éléments de cuir protégeaient ses jambes et ses avants-bras. Légèrement placé en avant de ses deux compagnons, il semblait les protéger à la manière d'un rempart humain. Durkheim reconnu celui que l'on nommait la Grand Exécuteur Hadrec, guerrier redouté et redoutable qui chassait les brigands de la région et qui, à ses heures perdues, se transformait bien volontiers en chasseur de primes. Sa réputation de fin bretteur avait largement dépassée les frontières de Tirisfal. Il s'avança d'un pas léger vers le loup-garou qui se tenait au dessus du marchand. La bête le sentit arriver et se tourna rapidement vers cette nouvelle menace, la moitié de son corps semblait complètement brûlée. La créature bondit sur le guerrier qui la projeta sur son côté gauche d'un puissant coup de bouclier. L'homme-loup se releva prestement et chargea de nouveau le Grand Exécuteur qui attendait le choc, bouclier en avant. Pendant ce temps, l'homme à la couronne lança une troisième boule de feu qui acheva de disperser la horde de loups-garous restants. Durkheim entreprit à nouveau de parcourir en rampant la distance qui le séparait de ses protecteurs. Il réussit à se mettre sur ses genoux, cracha du sang, et avança doucement vers l'Eglise, comme un bébé fragile se dirigeant vers sa mère. Le guerrier, pendant ce temps, résista à l'attaque de la créature et réussit tant bien que mal à la maintenir loin de lui afin d'éviter ses longues griffes, il la tenait grâce à son large bouclier mais, devant la fureur de son adversaire, il ne pouvait pas tenter de porter un coup d'épée, sans risquer de se retrouver au sol. Il lâcha donc son arme, trop longue pour cette posture de combat, et sortit de son fourreau une magnifique dague en argent qu'il planta avec une facilité déconcertante dans l'oeil gauche du lycanthrope. Ce dernier hurla de douleur et lacéra profondément le cuir protégeant le bras d'arme du guerrier,il ne parvint cependant pas à toucher la chair. Hadrec repoussa violemment la créature qui se tordait de douleur, la dague toujours plantée dans la tête. Il ramassa d'un rapide mouvement son épée à terre et porta un puissant coup de taille vers l'abdomen de la bête. Le ventre du lycanthrope s'ouvrit en deux, déversant une quantité importante de sang et de boyaux par terre, tout en laissant échapper une odeur de mort ignoble et écoeurante . La créature essaya de rattraper ses entrailles tout en hurlant comme une démente. La scène en aurait été presque comique si l'odeur du sang, de la chair calcinée et des tripes n'avait pas été aussi intense. Le loup-garou fut achevé par le guerrier qui le décapita d'un coup parfait et preste. La tête alla voler en direction du prêtre et de son ami. Elle retomba avec un bruit sourd comme une énorme noix se détachant d'un arbre. Hadrec ramassa son bouclier, remit l'épée au fourreau et alla aider le pauvre marchand à se relever. Tous les autres lycanthropes avaient fuis, il subsistait dans l'atmosphère comme une vague odeur de souffre. -Et bien, dit le guerrier en s'approchant de Durkheim, c'est votre jour de chance!, votre chute et les cris de terreur de votre cheval nous ont fait accourir jusqu'à vous. Hadrec avait le sourire sur le visage et ne semblait en aucune façon affecté par ce qui venait de se dérouler. -J'espère que vous n'êtes pas trop amoché, ces lycans ont la fâcheuse habitude de s'amuser avec leurs victimes. Je suis Hadrec, fils de Barn, et voici vos deux autres sauveurs: le père Allister et le magicien Renferrel. Le vieux prêtre s'avança.. -Il me connaît très bien, dit-il, cela fait longtemps qu'il vient me proposer ses produits; mes amis je vous présente le colporteur Durkheim , du comté de Darrow. Le magicien, qui s'était lui aussi approché, s'inclina et parla d'une voix suave et chaleureuse: -Enchanté de vous connaître, je suis très heureux d'avoir pu vous aider, je manquais cruellement d'exercices ces temps-ci... Le mage se prit à partir d'un rire tonitruant , entraînant avec lui le guerrier. Hadrec, tout sourire, se retourna vers Allister. -Allez, tu attends quoi?, tu vois bien que ce pauvre Durkheim est presque à l'agonie. Soignes le! Le marchand tenait à peine debout et n'arrivait pas à parler, il eut un mal des plus grand à déglutir un « merci ». Allister sourit de nouveau à Durkheim. -N'ayez crainte, dit-il, je vais vous rétablir en quelques instants, vos blessures ne sont pas si graves que cela.. Il entonna un chant d'une beauté sublime, avec des paroles incompréhensibles, mais qui semblaient comme prendre forme et entourer le corps du marchand d'une douce chaleur. Durkheim guérissait à vue d'oeil et au bout d'une dizaine de secondes, tous ses hématomes avaient disparus, ses côtes semblaient réparées et il ne ressentait plus aucune douleur. Devant la mine stupéfaite du marchand , Allister esquissa un léger sourire et se pencha délicatement vers l'oreille de ce dernier. -C'est cela la magie des prêtres, vous êtes désormais rétabli! Durkheim regarda ses mains et palpa son corps tout en remerciant le prêtre. -Je vous dois une fière chandelle à tous! Vous m'avez sortit des griffes de ces loups-garous! Ils ont d'ailleurs tué tous les habitants de Bois du bûcher, c'est une horreur, je crois qu'il n'y a plus personne en vie là bas... Le guerrier, le mage et le prêtre se regardèrent, puis, désignant quelque chose sur sa droite, Allister rétorqua: -Non, vous vous trompez Durkheim, les villageois ne sont pas morts, tués par les loups-garous...ce sont eux les loups-garous! Durkheim regarda dans la direction indiquée par la prêtre, et fut pris d'un terrible haut le coeur. La tête de son cousin Anton gisait par terre, une superbe dague argentée plantée dans son oeil gauche.
Dernière édition par le Jeu 4 Oct 2007 - 10:52, édité 1 fois |
|  | | Durkheim Flambeur

Nombre de messages: 1252 Age: 38 Localisation: Bretagne- Messac Date d'inscription: 05/04/2007
 | Sujet: suite bientôt Mar 31 Juil 2007 - 18:25 | |
| La suite au prochain numéro! |
|  | | Feanor Flambeur
Nombre de messages: 1000 Age: 28 Localisation: Nantes/Aix Date d'inscription: 15/05/2006
 | Sujet: Re: La véritable histoire d'un démoniste... Mer 1 Aoû 2007 - 9:32 | |
| Ca va, t'as beau etre un démoniste (d'ailleurs pourquoi cette voie ? pourquoi ne pas avoir choisi la lumière comme tout être respectable) et un mort vivant, t'arrives encore à raconter des histoires  |
|  | | Pewin Petit Joueur

Nombre de messages: 76 Age: 19 Localisation: Liège, Belgique Date d'inscription: 28/05/2007
 | Sujet: Re: La véritable histoire d'un démoniste... Mer 1 Aoû 2007 - 9:33 | |
| A quand le prochain numéro ? J'aimes beaucoup l'histoire, et la mettre par tranche conditionne encore plus le suspens ... La suite !!  |
|  | | Durkheim Flambeur

Nombre de messages: 1252 Age: 38 Localisation: Bretagne- Messac Date d'inscription: 05/04/2007
 | Sujet: Re: La véritable histoire d'un démoniste... Jeu 4 Oct 2007 - 10:54 | |
| La suite des aventures...
....
Prenant par le bras le pauvre marchand terrifié, le père Allister essaya tant bien que mal d'enlever la poussière sur les habits de ce dernier, en tapant légèrement sur les endroits les plus sales, « Vous êtes dans un bien triste état! Dit-il nonchalamment. Vous devriez choisir des moments autres que la nuit pour allez vous promenez dans les bois de Tirisfal... Vous ne saviez pas que des évènements terribles se déroulent en ce moment même dans les profondeurs des forêts? Durkheim regarda le prêtre, l'air hagard. Non, dit-il, je pensais que les gardes provinciaux faisaient leur travail et que la région était sécurisée. Le vieux Allister esquissa un sourire et se tourna vers ses deux autres compagnons « Allons nous mettre à l'abri des turpitudes du monde extérieur. Nous allons expliquer à notre ami les dernières nouvelles du coin. Hadrec, veuillez fermer le portail s'il vous plait; ces créatures sont sans doute loin maintenant mais on n'est jamais trop prudent! Le guerrier, une fois tout le monde à l'intérieur de la cour, poussa les lourdes portes de bois de l'église fortifiée et ferma dans un bruit assourdissant de gongs mal huilés et de planches gémissantes, le portail imposant. Des serviteurs s'étaient hâtés d'allumer un bûcher dans la cour et avait déjà ramené le corps de ce pauvre Anton, afin de le brûler. Renferrel le mage s'avanca vers la dépouille et retira d'un geste rapide la dague plantée dans la tête du défunt. Un sang noirâtre s'échappa de la plaie et une odeur pestilentielle se dégagea aussitôt du cadavre. « Brûlez moi ça rapidement » ordonna le magicien aux serviteurs. Ces derniers s'empressèrent de rajouter du bois sec en quantité importante et un feu digne de n'importe quelle fête populaire illumina bientôt la cour. Ils portèrent le cadavre d'Anton au plus près du bûcher et le jetèrent dans les flammes. Durkheim regarda le feu qui ne sembla pas pouvoir , pendant quelques secondes, enflammer le corps de son cousin puis rapidement les flammes dévorèrent ses vêtements et commencèrent à lécher la chair. Une odeur de viande grillée se répandit tout autour des spectateurs du funeste bûcher. L'un des serviteurs se retourna pour vomir. « Venez dit Allister, son âme ne trouvera plus la paix!, il ne sert a rien de contempler ce spectacle » Durkheim, le mage et le guerrier, suivirent le prêtre en direction d'un bâtiment de pierre relativement imposant qui jouxtait l'église du sépulcre elle même. De l'autre côté de la bâtisse, on pouvait distinguer les contours de tombes entourées d'une grille en piteux état. Allister poussa une porte cerclée de fer et pénétra dans une grande pièce chaleureuse ou deux personnes âgées, un homme et une femme, étaient en train de dresser la table. Un feu de cheminée était allumé et un cochon tournait lentement dessus accroché sur une broche métallique. Durkheim ne put s'empêcher de faire la rapprochement avec ce qui se passait en ce moment même dans la cour, il déglutit avec peine. Une grande table entourée de deux larges bancs en bois occupaient tout le centre de la pièce, Allister fit assoir tout le monde et donna congé au couple de vieux serviteurs. Une bouteille de vin, déjà ouverte, trônait sur la table en compagnie de quatre gobelets. Le prêtre s'empara de l'ensemble et entreprit avec méthode et soin de servir à chacun de ses convives une bonne dose du contenu de la bouteille. « Vous m'en direz des nouvelles, c'est un alcool rare mais qui va tous nous requinquer après une aventure pareille!, je le fais venir directement, et à grand frais, de Cabestan. C'est mon péché mignon en quelque sorte! » Hardrec souleva son verre et le porta sur ses lêvres qu'il humecta délicatement. « Du porto pupellyverbos!!!, cela fait des années que je n'en avais pas bu... » Renferrel semblait également apprécier cette boisson. Après avoir trinqué et remercié une nouvelle fois ses sauveurs, Durkheim goûta le porto. Le liquide sirupeux lui réchauffa rapidement le corps et calma son esprit embrouillé. Après la seconde gorgée, il se sentait déjà remis et prêt à repartir sur les routes. Les effets de cette liqueur étaient sensationnels. Le marchand se promis d'essayer d'en faire le commerce et mis cette information dans un coin de sa mémoire. Des choses beaucoup plus importantes l'attendaient. Auparavant, il devait écouter ce qu'avait à lui dire le père Allister. |
|  | | Durkheim Flambeur

Nombre de messages: 1252 Age: 38 Localisation: Bretagne- Messac Date d'inscription: 05/04/2007
 | Sujet: Re: La véritable histoire d'un démoniste... Jeu 4 Oct 2007 - 10:55 | |
| ......
Le vieux prêtre se leva doucement et se dirigea d'un pas lent vers les étagères disposées à côté de l'âtre, il se saisit d'un récipient en terre cuite duquel il retira plusieurs feuilles d'un tabac brun. Il extirpa d'une poche cachée de sa longue robe une fine pipe ouvragée qu'il entreprit de bourrer avec le tabac. Se tournant vers ses compagnons, il commença à l'allumer avec un petit tisonnier pris au bord de la cheminée. La fumée s'échappant avait un léger parfum d'écorce, qui se répandit dans toute la pièce, « Mon cher Durkheim, dit-il, je dois vous prévenir que bien des évènements lugubres, comme ce qui vient de se passer dans le village de Bois du Bûcher, se sont déroulés ces dernières semaines, Les forêts ne sont plus sûres, les villageois isolés se terrent dans leurs cahutes et les milices locales n'osent plus sortir la nuit des bourgs dont elles dépendent », Allister, tout en fumant, continua sa diatribe en tournant autour de la table. « Une puissance maléfique est à l'oeuvre quelque part et nous ne savons absolument pas à quoi nous attendre. La grande convention des mages de Dalaran , qui se tiendra la semaine prochaine, va tâcher de se concentrer sur l'origine de ce mal et sur la présence de toutes ces créatures engendrées par les ténèbres. » - « Mais, le roi ne peut t-il pas envoyer des troupes pour écraser tous ces monstres? » lança Durkheim . Le prêtre se tourna vers le marchand et le fixa droit dans les yeux, « Il s'avère que le royaume connaît des tensions internes entre les principaux nobles et hobereaux. La guerre civile n'est pas loin. Plusieurs barons et ducs veulent revendiquer la couronne. Le roi n'a que faire des craintes superstitieuses de quelques villageois... malheureusement pour nous! » « D'autant plus, enchaîna le mage Renferrel, qu'une vieille querelle existe entre la royauté et le grand conseil des mages de Dalaran. Cela complique encore plus les choses! » Le guerrier se leva à son tour et entreprit de découper avec sa superbe dague, un morceau bien cuit du cochon tournant dans l'âtre. Tout en s'appliquant à la tâche, il s'adressa à ses trois compagnons: « Une alliance entre votre Ordre, Allister , et les mages de Dalaran, dont Renferrel pourrait être l'ambassadeur, semble être, à l'heure actuelle la meilleure chose à faire. » Hadrec retourna s'asseoir, un morceau de porc brûlé planté sur sa dague, « Je pense également, reprit-il en désignant Durkheim d'un signe de la tête, que la guilde des marchands pourrait nous être également utile, et apporter un poids important pour lutter contre ce mal qui se répand dans nos contrées à une vitesse effroyable! » « Bien dit Hadrec! » lança Renferrel en levant son verre, « je pense que c'est un bon début et.... Le mage ne put finir sa phrase. Dans un grand fracas de bois cassés et de verres brisés , une créature difforme traversa la fenêtre qui donnait sur la cour intérieure et atterrit sur Renferrel qui tournait le dos à l'ouverture. La créature poussa un hurlement terrifiant , auquel d'autres répondirent, et se dressa au dessus de la table, le corps inanimé du mage à ses pieds, Elle mesurait environ un mètre soixante et sa morphologie s'apparentait à celle d'un jeune homme. La comparaison s'arrêtant là.. Elle possédait une mâchoire proéminente et une bouche complètement difforme d'où jaillissait , d'une manière complètement chaotique, des dents effilées comme des rasoirs, « Une goule! Hurla Allister, empêcher la de vous mordre! » La créature se jeta sur Hadrec qui n'eut pas le temps de reprendre son épée et son bouclier, posés à l'entrée de la pièce. Il n'avait que sa seule dague pour se défendre. Le guerrier fut déséquilibré par l'attaque et il tomba derrière la longue table , entraînant la goule dans sa chute. Il cria : « Partez d'ici, je la retiens!, pour l'amour de Dieu , fuyez! » La terreur se lisait dans les yeux de Durkheim qui semblait pétrifié, Allister le tirait par la manche de sa tunique de voyageur et l'entraînant déjà vers la porte du fond, lorsqu'une deuxième goule passa par l 'embrasure de la fenêtre cassée. Elle ne s'intéressa pas aux deux fuyards, mais se dirigea vers Hadrec qui luttait déjà contre un adversaire. Le combat allait vite devenir inégal. Allister se retourna et commença à élaborer des mouvements compliqués avec ses mains, « Il faut que j'aide Hadrec », dit -il à Durkheim. Le marchand, complètement apeuré, acquiesça d'un signe de la tête et se tourna également vers le combat qui faisait rage dans la grande salle à manger. Une troisième goule semblait également vouloir pénétrer depuis la cour pour se mêler à ses congénères. Le deuxième adversaire du guerrier fut subitement environné d'une lumière blanche qui lui brûla le corps aussi rapidement qu'une feuille de papier léger s'enflamme sous le feu d'une torche. La goule hurla et tout son corps se transforma en cendre. « Et d'une! » Lança Allister tout en élaborant de nouveaux gestes compliqués. Hadrec, toujours à terre, hurla subitement. La goule semblait avoir réussi à le toucher. Durkheim , qui avait sortit son petit couteau de colporteur, ne savait absolument pas quoi faire et s'en remettait totalement au prêtre. Ni lui, ni Allister n'entendirent la porte derrière eux s'ouvrir. Le vieux prêtre ne cria même pas lorsque une longue broche métallique lui traversa la cage thoracique. Une quantité importante de sang coula de la blessure lorsque le métal fut retiré. Durkheim , surpris, se retourna, Le vieux serviteur du prêtre avait embroché ce dernier avec une vieille pique en fer et l'avait retiré avec une facilité déconcertante. Son cou laissait paraître une plaie béante, comme une morsure lui ayant arraché une bonne partie de sa gorge. Les yeux du vieillard ressemblaient à deux perles noires et tout son corps dégageait une aura de terreur. Derrière lui venaient, dans le même état, la vieille femme et un palefrenier aperçu plus tôt , lors de la crémation du cousin- loup garou. Allister, dans un gargouillis de sang, ordonna à Durkheim de fuir avant de se retrouver de nouveau transpercé par la longue tige de fer. Dans un dernier effort, le prêtre retomba sur les trois serviteurs, son corps les empêchant de s'en prendre à Durkheim. Ce dernier prit ses jambes à son coup et se dirigea à toute vitesse vers la porte principale du bâtiment. Il l'ouvrit violemment en percutant la troisième goule qui se tenait à l'extérieur. La créature fut projetée deux mètres plus loin. Le marchand, terrifié, regarda autour de lui. Les portes de la ferme fortifiée étaient grandes ouvertes et une bonne vingtaine de goules s'activaient dans la cour. Certaines dévoraient les derniers hommes d'Allister, d'autres s'amusaient dans les écuries à exterminer les chevaux. L'église commençait à brûler. Durkheim devait parcourir une cinquantaine de mètres et passer à côté de trois ou quatre goules pour pouvoir sortir de cet enfer, Prenant son courage à deux mains, il s'élança le plus vite possible vers les portes ouvertes. Il atteignit son objectif très facilement, sans qu'aucune des créatures ne tente de l'intercepter. Il se retourna, étonné de ne pas être encore mort. Ce qu'il vit le terrifia encore plus. Au milieu de la cour, se tenait un homme revêtu d'une armure complète de plaques noires. Il était appuyé sur une longue épée dont la lame brillait d'une lumière bleutée. Malgré le heaume terrifiant, qui recouvrait sa tête, l'homme en armure noire semblait sourire à Durkheim. Toutes les goules présentes dans la cour regardaient le marchand et semblaient attendre un ordre qui ne venait pas. Le feu dévorant les bâtiments donnait à la scène une ambiance de fin de monde. Durkheim, paniqué, prit la fuite et s'enfonça dans les bois.
La suite plus tard...
Dernière édition par Durkheim le Jeu 3 Avr 2008 - 10:31, édité 1 fois |
|  | | Durkheim Flambeur

Nombre de messages: 1252 Age: 38 Localisation: Bretagne- Messac Date d'inscription: 05/04/2007
 | Sujet: Re: La véritable histoire d'un démoniste... Mar 4 Mar 2008 - 11:55 | |
| Après des mois sans continuer ce petit récit, je vous "post" la suite des évènements et tâcherai d'être moins long pour la prochaine....
Les ténèbres environnantes oppressaient le marchand apeuré, il erra à travers les bois pendant une heure, s'écorchant la peau sur des branches basses, trébuchant et tombant dans des massifs de ronces qui lui tailladèrent le visage. Ensanglanté, épuisé par cette nouvelle fuite dans une forêt lugubre, Durkheim parvint enfin à retrouver la route principale qui traversait la région.
Reprenant son souffle, il fouilla dans ses poches et retrouva avec satisfaction l'escarcelle donné la veille par le mystérieux étranger. La situation n'était plus aussi désespérée qu'il l'aurait cru. Son but était désormais simple: Retrouver le nommé Kirtonos pour lui remettre la bourse mystérieuse et prévenir les autorités locales des deux massacres de population, dont il venait d'être témoin. Il n'osa pas penser au sort des trois compagnons qui lui avaient sauvé la vie quelques heures auparavant...un frisson lui parcouru l'échine. Un peu déboussolé, il repéra une pancarte plus loin sur le chemin. Il s'en approcha rapidement. Le panneau indiquait plusieurs directions mais il prit la route de l'ancienne capitale de Lordearon, surnommé désormais « Fossoyeuse ».
Retrouvant vigueur, Durkheim marcha avec force et volonté et arriva rapidement aux abords des ruines de la capitale, sans rencontrer âme qui vive. Il devait être aux alentours de trois heures du matin. La lune éclairait toujours les environs de sa lumière blafarde. Un silence profond régnait en maître autour des vieilles pierres et aucune créature vivante ne semblait pouvoir troubler l'atmosphère particulière, quasi-mystique du lieu. Un régicide avait maudit l'endroit, cette ville avait été abandonnée par l'homme et le mal y avait pris ses quartiers selon les rumeurs des populations locales. Le marchand s'avança prudemment vers l'arche de pierre que constituait l'entrée principale de « Fossoyeuse ». Il pénétra dans une immense cour intérieur, remplie de débris divers, et jonchée de pierres qui s'étaient détachées des remparts ceignant le ville, faute d'un entretien adéquat. Son regard fut attiré par une immense fontaine asséchée qui trônait au milieu de la place, donnant à la cour l'allure d'une sépulture antédiluvienne. Les rares bâtiments encore debout ressemblaient à des caveaux dont les ouvertures dépourvues de porte ne laissaient paraître que des ténèbres peu accueillantes. Derrière la fontaine , une entrée magistrale se dressait entre deux magnifiques et imposantes colonnes de pierre: l'accès à l'ancienne salle du trône ou jadis le roi recevait les doléances du peuple. Kirtonos devait sûrement se trouver là bas. Durkheim s'approcha avec précautions mais, malgré ses tentatives pour faire le moins de bruit possible, chacun de ses pas faisait crisser les petits débris pierreux et le sable répandus par terre. Le bruit semblait se répercuter contre les murs et un écho improbable tourmentait l'esprit du marchand. Il pénétra à tâtons dans les ténèbres devant le mener à la salle du trône, des gouttes de sueur perlant abondamment sur son front l'obligeaient à s'essuyer vigoureusement le visage. Il arriva dans un couloir dont le plafond était effondré. La lumière de la lune pénétrante allait de nouveau l'aider dans sa quête. Durkheim s'avança avec crainte. De magnifiques statues représentant différents personnages illustres d'Azeroth se dressaient le long des murs, certaines étaient brisées et répandues à même le sol, à l'image de titans antédiluviens abattus par la foudre. Une faible clameur et un lointain son de cloche semblaient parvenir des parois environnantes, ce qui fit frissonner une nouvelle fois le pauvre colporteur qui luttait intérieurement pour ne pas fuir cet endroit maudit. Durkheim préféra dicter à sa conscience d'ignorer ces phénomènes et de se concentrer sur une lueur fugace qu'il venait d'entre-apercevoir tout au bout du couloir. Il se retrouva donc rapidement dans l'ancienne salle de doléances de la capitale où se dressait un majestueux trône subjuguant toute la pièce de sa présence imposante. Tout à côté du royal siège, quelqu'un avait allumé un feu qui faiblissait déjà devant la froideur de l'endroit. Le marchand s'approcha afin de réchauffer ses membres frigorifiés par son périple à travers les bois de Tirisfal.
« Bonsoir l'ami! », tonna soudainement une voix caverneuse. Durkheim sursauta et faillit crier. Un homme était sortit des ombres derrière le trône et s'était avancé à portée de vue du colporteur. Il tenait à la main un bâton de marche et était entièrement recouvert de vêtements de cuir, richement travaillé, que le marchand estima rapidement d'un prix élevé. Son teint blafard donnait à son faciès une expression morbide. On aurait presque pu croire que ce personnage venait de sortir de sa propre tombe. Entre deux âges, sa peau présentait des marques noirâtres et semblait par endroit légèrement parcheminée. Il tendit la main vers Durkheim, affichant une posture très affable. « Je vous attendais, mais pas avant le lever du soleil!, vous devez être mon messager je suppose » Le marchand acquiesça d'un hochement de tête et serra la main de l'individu. Le visage de son interlocuteur lui était vaguement familier. « Bien...mon nom est Kirtonos et je crois que vous avez quelque chose qui m'appartient ». Un large sourire présentant une dentition particulièrement abîmée, défigura son visage d'une façon grotesque. « En effet, répondit Durkheim, on m'a chargé de vous remettre cette bourse en échange de neuf pièces d'or » Il détacha délicatement l'escarcelle de sa ceinture et la tendit vers Kirtonos en disant: « Et je peux vous assurer que mon salaire pour ce travail est amplement mérité, la nuit que je viens de passer à été des plus effroyable.. » L'homme au teint pâle s'empara de la bourse. « Qu'entendez vous par là? » dit-il en tirant délicatement le cordon resserrant cette dernière. Durkheim raconta tous les évènements des dernières heures , depuis son arrivée au village de Bois du Bûcher , jusqu'à sa dernière fuite dans la forêt. Kirtonos l'écouta religieusement. Lorsque le marchand eut fini son histoire , il prit la parole à son tour: « Et que comptez vous faire maintenant? » Durkheim haussa les épaules. « Dès que vous m'aurez payé, je vais aller louer un cheval à Brill et galoper jusqu'à chez moi ou je vais aller me reposer. Ensuite je me rendrai à Stratholme pour informer les soldats du baron! » Kirtonos s'exclama: « Ah Stratholme! Quelle magnifique et désuète cité...je la déteste tout autant que je l'aime » Durkheim réalisa soudain qu'il connaissait ce personnage, il l'avait déjà vu plusieurs fois lors de ses pérégrinations dans la cité. C'était les des plus importants croque-morts de la ville, sinon le plus connu. Lors des guerres contre Ravenholdt, il avait même été désigné par le baron comme le fossoyeur officiel de l'armée. Mais que pouvait t-il bien vouloir faire avec le contenu de cette mystérieuse bourse. Kirtonos se dirigea vers le feu et alla chercher un sac en cuir usé par le temps qui était posé à même sur le sol. Il en extirpa plusieurs fiasques en terre cuite et fit signe à Durkheim de s'approcher. « Tenez voici votre or en récompense de vos efforts » Il tendit la main vers le marchand et fit tomber sur la pierre neuf pièces en or. Le tintement qu'elles firent en tombant, résonna longtemps dans la salle du trône. Le fossoyeur tourna son visage blafard vers Durkheim. « Cette bourse contient une poudre aux propriétés magiques, elle sert notamment à stopper et à enrayer certaines malédictions comme la lycanthropie. Il suffit juste de connaître les éléments à mélanger avec, dans les proportions normales. Juste un peu d'alchimie en quelque sorte! » Tout en discutant, Kirtonos avait effectué un savant mélange de plusieurs ingrédients sortis de ses différents pots, pour les écraser ensuite dans une sorte de mortier, dans lequel il ajouta un peu de poudre sortit de la bourse convoyée par Durkheim. Une mixture rougeâtre, sentant le souffre , fut le résultat de cette opération d'apothicaire. Il vida le contenu du mortier dans une récipient en terre cuite qu'il obtura avec un morceau de cuir. « Tenez, très cher marchand! Je vous donne un peu de cette poudre magique, elle pourra protéger les vôtres dans votre village. Selon ce que vous venez de me raconter, les lycans d'Arugal risquent fort de pénétrer plus à l'est de Tirisfal... » Kirtonos se retourna et commença à ramasser ses affaires, tout en continuant sa diatribe. « Il faut que vous allumiez un feu au milieu du village et que vous répandiez le contenu de ce flacon, votre village sera protégé de la menace des loups-garous. » Durkheim regarda avec une moue dubitative le récipient que le fossoyeur venait de lui remettre. « Merci, dit -il, je tâcherai de faire ce que vous m'avez indiqué ». S'appuyant sur son bâton , Kirtonos regarda Durkheim. « Partons d'ici, la route est longue pour moi jusqu'à Stratholme. Je compte sur vous pour protéger Darrow! ». Durkheim accepta cette importante mission d'un léger hochement de tête.
Les deux hommes quittèrent les ruines de Fossoyeuse et prirent la route en direction de l'Est.
Caché dans les ombres derrière le trône des anciens rois de Lordearon, un homme en armure noire s'avança en souriant. Son épée bleutée lui donnait un léger halo lumineux percant les ténèbres opaques environnantes. Il s'approcha du feu presque éteint et retira son gant d'acier. Il se pencha et racla le sol pierreux de ses doigts effilés, ramassant sur son index un peu de la poudre concoctée par Kirtonos quelques instants auparavant . Reniflant le produit rougeâtre, il sourit de nouveau. « Le Fléau est en route » s'exclama t-il pour lui même avant de partir dans un fou rire démentiel. |
|  | | tany_coo Invité
 | Sujet: réponse Ven 23 Juil 2010 - 19:16 | |
| C'est une superbe histoire, j'ai hâte à la suite. |
|  | | | | La véritable histoire d'un démoniste... | |
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